Liste de souhaits des participants – quelle couverture les participants veulent-ils vraiment?

Liste de souhaits des participants – quelle couverture les participants veulent-ils vraiment?

Voici le quatrième article de notre série Regard sur le Sondage Sanofi. Cette série de sept articles vise à vous présenter certains points saillants des résultats de l’édition de 2020 du Sondage Sanofi Canada sur les soins de santé.

Comprendre comment les participants évaluent la couverture offerte par leur régime d’assurance collective fournit aux promoteurs de régime les renseignements clés nécessaires pour préparer l’avenir. Les participants sont en quête de produits et de services qui les aident à prévenir les maladies chroniques et à réduire le stress et l’anxiété, et qui leur permettent de donner le meilleur d’eux-mêmes. Bien entendu, les promoteurs de régime veulent la même chose pour éviter l’absentéisme, le présentéisme et les demandes de règlement inutiles. Selon les résultats de l’édition de 2020 du sondage, les vaccins se classent au premier rang des frais couverts souhaités par les participants et les promoteurs de régime.

Liste des frais couverts souhaités avant et après le début de la pandémie de COVID-19

  Participants Promoteurs de régime
Avant le début de la pandémie Vaccins
Cours de conditionnement physique
Dépistage des risques pour la santé
Soins virtuels
Vaccins
Dépistage des risques pour la santé
Prise en charge des maladies chroniques
Après le début de la pandémie Vaccins
Mieux-être Programme d’aide aux employés
Soins virtuels
Soins de santé mentale
Dépistage des risques pour la santé
Prise en charge des maladies chroniques
Services virtuels  

Les produits et les services préventifs, comme les cours de conditionnement physique, le dépistage des risques pour la santé et les soins virtuels, suivent de près les vaccins dans la liste des participants. Quant aux promoteurs de régime, ils sont également favorables au dépistage des risques pour la santé, mais la prise en charge des maladies chroniques figure en tête de liste.

On observe une nette tendance à la hausse (58 % en 2020, comparativement à 35 % en 2016) des maladies chroniques susceptibles d’amener les participants à s’absenter du travail. Compte tenu de la prévalence des maladies chroniques dans les milieux de travail, il est surprenant que la possibilité d’obtenir de l’aide pour gérer ces maladies figure au bas de la liste des participants. Les promoteurs de régime peuvent peut-être se servir de ce résultat pour privilégier la prise en charge des maladies chroniques comme amélioration du régime.

Avant le début de la pandémie de COVID-19, la télésanté était principalement utilisée dans les cas où le volume de la demande était élevé, ainsi que pour les régions rurales et isolées. La pandémie nous a toutefois forcés à considérer différemment l’utilisation des services virtuels. On constate la même tendance dans le cas des médicaments d’ordonnance et de certains services paramédicaux. La pandémie a également mis en lumière l’importance d’une bonne santé mentale. Or, les promoteurs de régime demandent de plus en plus souvent l’ajout de services et de ressources en santé mentale à leur régime.

Concessions en matière de couverture

Une autre question intéressante du sondage visait à connaître la garantie pour laquelle les participants augmenteraient la couverture, s’ils en avaient la possibilité. On leur demandait ensuite quelle était la garantie pour laquelle ils accepteraient de réduire la couverture en échange d’une couverture accrue pour une autre garantie. Les deux réponses concordaient avec celles obtenues dans le sondage de 2017.

  • Pour la couverture accrue, les soins dentaires importants, dont les soins d’orthodontie, étaient le premier choix des participants.
  • Pour la couverture réduite (en échange d’une autre couverture), les soins paramédicaux étaient de très loin le premier choix des participants.

Les promoteurs de régime devraient prendre le pouls des participants afin de mieux comprendre les concessions possibles.

Harmonisation

Il serait bon de créer un comité, composé de participants, du promoteur de régime et d’un conseiller. Ce comité serait davantage en mesure d’harmoniser les besoins des parties prenantes avec les résultats. De plus, l’évaluation des besoins des participants aiderait à déterminer ce que veut vraiment chaque organisation. Dans ce contexte, il serait prudent que les promoteurs de régime travaillent de concert avec leurs conseillers afin de reconnaître et de combler les lacunes. Des conseillers compétents aideront à faire la lumière sur les autres formules de provisionnement et les comptes de soins de santé flexibles. Ils pourront également expliquer aux promoteurs de régime où ils peuvent investir et réaliser des économies.

Bien que les besoins des participants n’aient peut-être pas changé après le confinement, la pandémie a obligé les entreprises à évoluer, à envisager l’avenir et à sortir des sentiers battus, ce qui pourrait favoriser l’harmonisation de leurs besoins avec ceux des participants. La meilleure pratique consisterait à instaurer une bonne gouvernance afin de tenir compte de l’ensemble des parties prenantes, ainsi qu’à sonder le marché des avantages sociaux, à examiner en profondeur les formules de provisionnement et à se préparer à un monde de fournisseurs de services virtuels.

Rédigé par Jamil Jamal, conseiller à La Corporation People, avec l’éclairage de Shannon Darvill, conseillère chez Silverberg Group, une entreprise de La Corporation People, et membre du conseil consultatif du Sondage Sanofi Canada sur les soins de santé.