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Santé mentale : Sommes-nous arrivés au but?

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Depuis de nombreuses années maintenant, La Corporation People préconise et soutient activement divers efforts pour déstigmatiser la maladie mentale, y compris de nombreuses initiatives axées sur la santé mentale et le mieux-être en milieu de travail. À l’occasion de la Journée Bell cause pour la cause, beaucoup d’entre nous se posent la question suivante : « En matière de santé mentale au Canada aujourd’hui, sommes-nous arrivés au but? ».

Avant de répondre à cette question, confirmons d’abord notre objectif. Nous essayons de créer une société où les personnes souffrant de maladies mentales peuvent accéder aux programmes et aux services de santé mentale sans obstacles, que ce soit par le biais des soins de santé publics, des garanties fournies par les employeurs ou des services de promotion de la santé offerts en milieu de travail et dans la collectivité. Nous essayons de créer des lieux de travail et des collectivités psychologiquement sûrs et sains. Nous sommes déterminés à soutenir les discussions sur la santé mentale et à éliminer activement la stigmatisation.

Aujourd’hui, il semble que la conversation est lancée; les Canadiens sont plus disposés à mettre la santé mentale à l’ordre du jour. Depuis l’arrivée de la COVID-19, les ressources virtuelles ont été fortement préconisées et elles sont plus facilement accessibles que jamais. Mais nous savons aussi que de plus en plus de Canadiens souffrent de problèmes de santé mentale; la consommation de drogues, les divorces et les suicides sont en hausse. Parmi les Canadiens, 84 % ont déclaré que leur santé mentale s’était détériorée au cours de la pandémie de COVID‑19[i].


Bien que la stigmatisation entourant les soins de santé mentale diminue, si notre santé mentale se détériore, il devient opportun et important de faire une évaluation complète de la situation.

Il reste du chemin à faire : Obstacles au traitement de la santé mentale

Malheureusement, les défis sont encore nombreux ; il semble que nous ayons encore du chemin à faire. Aujourd’hui, le financement de la plupart des programmes communautaires de santé mentale – même dans les hôpitaux – est précaire. Dans bien des cas, le financement n’est renouvelé qu’une fois les fonds épuisés. Cette situation, trop fréquente, empêche l’embauche et la planification.

Les listes d’attente et les coûts des soins demeurent un enjeu. La catégorie générale des « services intensifs de santé mentale pour adultes » fait référence à une poignée de programmes de soutien communautaire destinés aux personnes souffrant de problèmes de santé mentale graves. Selon un récent reportage de la CBC, dans la région de Waterloo en Ontario, près de 300 personnes étaient en attente de tels services et le temps d’attente moyen était de 559 jours. Le même reportage a permis de constater que les centres de soins de santé mentale sont débordés. La plupart des gens n’ont pas les moyens de payer des soins de santé mentale privés.

L’accès aux soins psychiatriques est encore difficile pour la plupart des Canadiens. Global News a récemment rapporté que les Québécois peuvent attendre plus d’un an pour obtenir des soins psychiatriques ambulatoires. Aujourd’hui encore, la plupart des services d’urgence sont aux prises avec des situations de crise liées à la maladie mentale. Notre système de justice pénale a une incidence disproportionnée sur les personnes souffrant de maladies mentales. Les écoles, les universités et notre système correctionnel croulent sous la pression des défis toujours croissants en matière de santé mentale. Santé mentale pour enfants Ontario a publié un nouveau rapport indiquant que 28 000 enfants et adolescents sont actuellement en attente de traitements dans la province.

Si les employeurs ont élargi leur couverture en matière de santé mentale et augmenté le nombre de professionnels couverts par l’assurance, les professionnels de la santé mentale ne peuvent toujours pas facturer directement les assureurs. Les services de santé mentale couverts par les régimes d’avantages sociaux des employeurs obligent les participants à payer les services et à se faire rembourser par la suite. La facturation directe à l’assureur est une pratique courante dans le cas des soins physiques tels que la chiropractie, la massothérapie ou la physiothérapie, ce qui évite aux participants de devoir payer de leur poche les traitements reçus. La facturation directe rendrait les traitements de santé mentale plus accessibles à un plus grand nombre de personnes, en éliminant le paiement des frais par les patients.

Maintenant que nous avons entamé la conversation et utilisé la Journée Bell cause pour la cause pour lutter avec succès contre la stigmatisation, nous devons peut-être envisager la prochaine étape. Il est temps de demander que des changements systémiques soient apportés au système de soins de santé mentale canadien, qu’ils soient financés par le secteur public ou le secteur privé. Pour parvenir à une véritable parité entre les traitements de santé physique et mentale, nous avons encore un long chemin à parcourir. Passons maintenant à la prochaine étape.

Rédigé par Judy Plotkin, vice-présidente, Solutions de santé à La Corporation People.

[i] https://www.mentalhealthcommission.ca/Francais/news-article/13967/le-statut-demploi-et-le-revenu-ont-un-impact-sur-la-sante-mentale-des
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