Des outils pour gérer les mises à pied

Des outils pour gérer les mises à pied

Les employeurs qui ont connu un ralentissement ou un arrêt de leurs activités en raison de la COVID-19 peuvent avoir été contraints à faire des mises à pied. Or, plus les employés sont absents longtemps, plus il peut être difficile de maintenir leur engagement et de les préparer à reprendre le travail en donnant leur plein rendement.

Si vous n’êtes pas prêt à rappeler vos employés au travail, ou si vous envisagez de procéder à de nouvelles mises à pied, demandez-vous si vous pouvez offrir du soutien aux personnes visées. Les employés mis à pied durant la pandémie éprouvent toutes les difficultés et les émotions liées à une perte d’emploi, malgré le caractère temporaire de la situation, en plus de traverser une période d’incertitude et de stress sans précédent.

Les employeurs qui souhaitent conserver l’investissement qu’ils ont fait dans leurs employés cherchent des moyens de maintenir leur engagement et de les soutenir. PauseEmploi, notre service en ligne accessible de la maison, est conçu pour les personnes qui vivent des changements dans leur vie professionnelle et personnelle. Il donne accès à du soutien moral et à des conseils sur la résilience et il comporte un mécanisme permettant aux employeurs de susciter l’engagement continu de leurs employés.

Pour en savoir plus sur PauseEmploi, cliquez ici (en anglais).

Par ailleurs, alors que les restrictions commencent à être levées et que vous songez à rappeler vos employés au travail, plusieurs programmes gouvernementaux visant à soutenir vos employés et votre entreprise sont offerts.

Subventions gouvernementales

Si vos activités ont connu une baisse de 10 % à 29 %, deux options s’offrent à vous. La première est le programme Travail partagé qui a récemment été étendu. Il s’agit d’un programme fédéral conçu pour vous aider à éviter les mises à pied si vous subissez une baisse temporaire de vos activités qui échappe à votre contrôle. Si vos employés sont admissibles à l’assurance emploi et qu’ils acceptent de travailler selon un horaire temporairement réduit pendant que l’entreprise se remet sur les rails, le programme Travail partagé peut être un choix avisé. Les entreprises saisonnières et celles qui existent depuis moins de deux ans ne sont pas admissibles à ce programme. Celui-ci est toutefois offert aux sociétés ouvertes ou fermées, et aux organismes sans but lucratif.

Pour en savoir plus sur le programme Travail partagé, cliquez ici.

La deuxième option est la subvention salariale temporaire de 10 % qui vous permet de réduire vos versements de retenues à la source, améliorant ainsi votre situation de trésorerie tandis que vos employés et votre entreprise reprennent leur vitesse de croisière.

Pour en savoir plus sur la subvention salariale temporaire, cliquez ici.

Si vos activités ont connu une baisse plus importante – plus de 30 % –, vous êtes peut-être admissible à la subvention salariale d’urgence du Canada. Pour avoir droit à cette subvention, vous devez démontrer que votre revenu brut a diminué de 15 % en mars et de 30 %, en avril. La subvention est offerte pendant trois mois, rétroactivement au 15 mars.

Les entreprises jugées admissibles doivent présenter une nouvelle demande de subvention chaque mois. Les employeurs doivent attester qu’ils font tout leur possible pour payer les 25 % restants du salaire de leurs employés. Le gouvernement souhaite que les employeurs financièrement capables de verser les 25 % supplémentaires le fassent, mais il reconnaît que bon nombre d’entre eux pourraient ne pas être en mesure de le faire.

La décision de rappeler vos employés au travail, même si vous n’avez pas de travail à leur confier, vous obligera à réfléchir à ce qui leur convient le mieux, à votre situation de trésorerie et aux avantages que votre entreprise peut en retirer.

Deanna Lanoway est vice-présidente, Services-conseils stratégiques en RH à La Corporation People.